franceinfo - Phineas Rueckert et Karine Pfenniger (Forbidden stories) ; Benoît Collombat et Frédéric Métézeau (Cellule investigation de Radio France) Radio France Publié le 25/07/2024 18:00
Nous sommes fin juillet 2020, le siège de NSO à Herzliya, près de Tel-Aviv, est le théâtre d’une activité inhabituelle : des agents du ministère israélien de la Justice s’affairent dans le bâtiment aux parois de verre bleuté, bordé de palmiers, proche de la mer Méditerranée. En effet, à la demande du gouvernement israélien, un tribunal de Tel-Aviv a ordonné, le 19 juillet 2020, la saisie de documents et d’ordinateurs installés dans les bureaux de l’entreprise.
Pourquoi une telle procédure ? Neuf mois plus tôt, Facebook (renommé depuis Meta), propriétaire de la plateforme de messagerie WhatsApp, a déposé plainte contre NSO devant un tribunal fédéral de Californie. WhatsApp accuse l’entreprise de cybersurveillance d’avoir utilisé sa plateforme de messagerie pour hacker les téléphones de 1 400 usagers. Dans ce cadre, NSO pourrait être contraint de partager des documents lors de la phase dite de « pré-enquête ». Habituelle dans les procédures américaines, cette procédure oblige les différentes parties à partager des informations et documents internes qui peuvent être ensuite considérés comme des preuves. Mais Israël craint que l’utilisation de tels documents dans la procédure américaine ne mène à la révélation de secrets d’Etat, liés à l’entreprise de cybersurveillance. Lire la suite.