Yves Bertossa, premier procureur à Genève : « Si le but est de poursuivre efficacement l’argent sale, l’outil le plus approprié est de renverser le fardeau de la preuve »

Mardi 2 juin 2026

La section des affaires complexes du Ministère public se retrouve régulièrement sous le feu des projecteurs avec des dossiers retentissants et leur lot de polémiques. Lenteur des procédures, écoutes téléphoniques problématiques, risques d’indemnisation, le tour de ces questions avec le magistrat qui dirige et incarne la division depuis quatorze ans

Fati Mansour Publié le 29 mai 2026 à 08:02. / Modifié le 01 juin 2026 à 11:36. 7 min.

Ses dossiers volumineux et souvent sensibles font régulièrement parler d’eux. C’est la section des affaires complexes du Ministère public genevois. Héritière d’une longue histoire, cette division spéciale se trouve en première ligne dans la lutte contre le crime financier. Perquisitions spectaculaires et cas médiatisés – on pense notamment à l’affaire de corruption impliquant le magnat des mines Beny Steinmetz – lui donnent une visibilité particulière. Parfois avec de fortes controverses à la clé. La dernière en date concerne le fameux procès des promoteurs immobiliers et de leurs constructions fantômes, annulé et miné par le scandale des écoutes de conversations téléphoniques entre les prévenus et leurs avocats. A la tête de « la complexe », comme on l’appelle, le premier procureur Yves Bertossa évoque le travail de son équipe, les obstacles qui compliquent les enquêtes et les défis qui se profilent.

Le Temps : On a envie de vous demander comment se porte cette section qui a connu une période agitée en 2019 avec une vague de départs et encore pas mal de changements par la suite ? Lire la suite.

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