France-Djibouti : le prix du silence

Vendredi 10 avril 2026

Ismaïl Omar Guelleh, qui a verrouillé le processus électoral, sera très probablement reconduit à la tête du pays vendredi 10 avril. Paris ne devrait rien y trouver à redire. Pour l’armée française, qui dispose sur place de l’une de ses dernières bases sur le continent, il faut y rester coûte que coûte.

Rémi Carayol 9 avril 2026 à 09h12

Pour celles et ceux qui n’ont aucun scrupule à parier leur argent sur les résultats des élections, la présidentielle qui doit se dérouler à Djibouti vendredi 10 avril ne revêt aucun intérêt. Tout le monde sait qu’Ismaïl Omar Guelleh (surnommé « IOG »), qui dirige d’une main de fer ce pays de la Corne de l’Afrique depuis 1999, sera réélu pour un sixième mandat.

[…] En l’espace de deux décennies, ce pays est devenu un « État-garnison » unique au monde. Malgré sa taille réduite – la Bretagne est plus grande –, pas moins de sept États y disposent d’une base militaire, dont trois membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU. Lire la suite.

Pour compléter l’article lire ou relire le dernier communiqué de la juge Elisabeth Borrel, veuve de Bernard Borrel, assassiné à Djibouti en 1995.

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