Au Guatemala, l’assassinat d’un célèbre avocat, un choc pour les magistrats engagés contre la corruption

Vendredi 23 octobre 2026

Ancien procureur, Juan Solorzano Foppa dénonçait le « pacte des corrompus » qui gangrène les institutions. Son meurtre, le 17 octobre, décourage les magistrats persécutés et exilés qui songent à un retour au pays.

Par Mathieu Tourliere (Mexico, correspondance) Publié aujourd’hui à 18h34, modifié à 19h35

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L’assassinat de l’avocat Juan Solorzano Foppa, figure de la lutte contre la corruption au Guatemala, abattu d’une vingtaine de balles sous les yeux de son fils, samedi 17 octobre, alors qu’il dirigeait un match de football amateur dans un complexe sportif de la capitale, a profondément ébranlé la petite centaine d’anciens juges et procureurs guatémaltèques contraints à l’exil ces dernières années. Comme cet homme tué à l’âge de 43 ans, ils étaient menacés par les élites corrompues auxquelles ils s’étaient attaqués.

Juan Solorzano Foppa avait été procureur au ministère public entre 2003 et 2016, notamment à la tête du bureau chargé des crimes commis par les gangs, puis responsable des cas complexes de corruption, avant d’être nommé directeur de la superintendance de l’administration fiscale du Guatemala, où il avait lancé des redressements fiscaux contre de puissantes entreprises. Lire la suite.

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