La situation périlleuse d’Altice ou les limites de la méthode Drahi

Mardi 31 octobre 2023

Patrick Drahi a beau minimiser la dette colossale de son groupe en interne, l’effet de l’inflation et de la hausse des taux l’oblige, lui qui a bâti son empire à crédit, à payer l’argent plus cher. Entre ce risque financier, la stagnation de SFR et l’arrestation de son associé historique, Armando Pereira, en juillet, tout un modèle vacille.

Analyse

Olivier Pinaud Publié hier à 14h30

« La dette, c’est un zéro sujet. » Le 17 octobre, devant les représentants du personnel d’Altice France (SFR, BFM-TV), à qui il parle pour la première fois depuis l’arrestation, le 13 juillet, de son associé historique, Armando Pereira, pour des faits présumés de corruption, Patrick Drahi dédramatise : ce ne sont pas les quelque 24 milliards d’euros de dette portés par sa société qui vont hanter ses nuits.

Agé de 60 ans, l’homme d’affaires a appris à jongler avec les crédits bancaires depuis qu’il s’est lancé dans les affaires, au milieu des années 1990. Il a vu de près le vertige de la chute, comme en 2007, lorsque sa société de l’époque, Numericable, croulait sous 3 milliards d’euros de dette pour seulement 1 milliard de chiffre d’affaires. Mais M. Drahi n’est jamais tombé, trouvant à chaque fois l’acrobatie financière qui lui permettait de reprendre l’équilibre. Lire la suite.

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