Analyse
Olivier Pinaud Publié hier à 14h30
« La dette, c’est un zéro sujet. » Le 17 octobre, devant les représentants du personnel d’Altice France (SFR, BFM-TV), à qui il parle pour la première fois depuis l’arrestation, le 13 juillet, de son associé historique, Armando Pereira, pour des faits présumés de corruption, Patrick Drahi dédramatise : ce ne sont pas les quelque 24 milliards d’euros de dette portés par sa société qui vont hanter ses nuits.
Agé de 60 ans, l’homme d’affaires a appris à jongler avec les crédits bancaires depuis qu’il s’est lancé dans les affaires, au milieu des années 1990. Il a vu de près le vertige de la chute, comme en 2007, lorsque sa société de l’époque, Numericable, croulait sous 3 milliards d’euros de dette pour seulement 1 milliard de chiffre d’affaires. Mais M. Drahi n’est jamais tombé, trouvant à chaque fois l’acrobatie financière qui lui permettait de reprendre l’équilibre. Lire la suite.