Argent sale, signaux ignorés : les banques suisses dans un cycle sans fin ?

Mardi 2 juin 2026

Le Tribunal pénal fédéral s’est à nouveau penché sur une affaire de corruption à l’étranger et de blanchiment d’argent aggravé, impliquant cette fois-ci une banque privée genevoise, Lombard Odier. Les faits remontent à plus de quinze ans – mais ces pratiques appartiennent-elles vraiment au passé ?

Britta Delmas, 22 mai 2026

Ces dernières semaines, l’affaire Gulnara Karimova – fille de l’ex-dictateur ouzbek Islam Karimov – a enfin été portée devant le Tribunal pénal fédéral après de longues années d’instruction. Sur le banc des accusées figuraient également son supposé bras droit, ainsi que la banque Lombard Odier et le gestionnaire de fortune chargé du dossier à l’époque des faits. Les accusations sont lourdes : Gulnara Karimova aurait abusé de sa position pour soutirer des millions à des investisseurs étrangers, notamment dans le secteur des télécoms ouzbek, alors en plein essor. Les fonds auraient ensuite été blanchis via une organisation présumée criminelle baptisée « L’Office », forte d’une cinquantaine de collaboratrices et collaborateurs. Lire la suite.

Revenir en haut