A Zurich, la chute de la banque Credit Suisse sonne la fin de l’arrogance

Jeudi 13 avril 2023

La métropole helvétique, qui a longtemps accumulé les vanités, subit un important revers avec la disparition de l’emblème de sa puissance financière. Et ce n’est pas pour déplaire à de nombreux Suisses.

Par Serge Enderlin(Zurich (Suisse), envoyé spécial) Publié aujourd’hui à 02h00, modifié à 04h16

Les Zurichois vont-ils enfin devenir un peu plus modestes ? La question n’est plus absurde en Suisse depuis que, dimanche 19 mars, la deuxième banque helvétique, Credit Suisse, a dû être reprise par sa rivale UBS sur injonction de l’Etat afin d’éviter une débâcle aux conséquences tentaculaires. Ces prochains mois, plusieurs milliers de banquiers, sur les 30 000 que compte la ville, vont connaître les affres du chômage, et la mythique enseigne bancaire vieille de 163 ans, qui faisait partie de l’ADN de la ville et de la Confédération helvétique, disparaîtra. Lire la suite.

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