Par Anne Drif Publié le 20 oct. 2025 à 17:07 Mis à jour le 21 oct. 2025 à 07:04
« Une saisie illégale, un vol. » Alors que les leaders européens se retrouvent à nouveau jeudi à Bruxelles pour discuter d’une mobilisation des 140 milliards d’euros d’actifs russes gelés au profit de l’Ukraine, la tension est encore montée d’un cran à Moscou, laissant planer le risque de contre-sanctions vis-à-vis des entreprises européennes encore présentes sur place. « La Fédération de Russie usera de tous les moyens légaux à sa disposition », a prévenu plus tôt Dmitri Peskov, le porte-parole du Kremlin.
Le 1er octobre, Moscou a publié un décret qui ouvre la voie à une accélération des privatisations (et implicitement des nationalisations) visant les entreprises issues de pays « inamicaux » pour les redistribuer à des acquéreurs russes ou « amis ». Le pouvoir est déjà passé à l’acte. Fin août, le Kremlin a placé les actifs russes d’Air Liquide « sous administration externe ». Cette décision « entraîne de fait la prise de contrôle par l’Etat russe des actifs détenus par Air Liquide en Russie, comme il l’a déjà fait pour d’autres entités préalablement détenues par des sociétés européennes », a pris acte le groupe français. Lire la suite.