La justice française valide la saisie d’une villa appartenant à des oligarques russes sur la Côte d’Azur, confortant sa stratégie antiblanchiment

Jeudi 28 mai 2026

La cour d’appel de Paris vient de confirmer que la complexité de montages dissimulant l’identité du propriétaire russe d’une villa à Saint-Jean-Cap-Ferrat, dans les Alpes-Maritimes, justifiait la saisie du bien.

Par Abdelhak El Idrissi Publié aujourd’hui à 14h00, modifié à 15h11

Temps de Lecture 4 min.

La décision était très attendue des enquêteurs et magistrats financiers impliqués dans la traque des biens immobiliers russes financés ou détenus de manière douteuse en France. Selon les informations du Monde, confirmées de source judiciaire, la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris a reconnu en avril le bien-fondé de la saisie pénale en octobre 2022 d’une villa d’oligarque sur la Côte d’Azur, quelques mois après l’invasion russe en Ukraine.

La justice s’interroge sur une opération de blanchiment impliquant l’ancien ministre russe de l’industrie (2004-2012) Viktor Khristenko. Avec son épouse, Tatiana Golikova, actuelle vice-présidente du gouvernement russe, ils sont tous deux « soupçonnés de disposer d’un important patrimoine occulte, notamment immobilier, en Espagne, au Portugal et en France », selon l’ordonnance de saisie de l’époque qui était contestée. Sollicités, ni l’un ni l’autre n’ont répondu au Monde.

Ce portefeuille immobilier comprend notamment la villa Maïgrana, une propriété luxueuse avec piscine en bord de Méditerranée, sur la presqu’île de Saint-Jean-Cap-Ferrat (Alpes-Maritimes), qui a été la première saisie par la justice dans le contexte de la guerre en Ukraine. Lire la suite.

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