Par Pierre Manière Publié aujourd’hui à 12h15, modifié à 17h03
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Le bras de fer se durcit entre Patrick Drahi et les créanciers de ses activités internationales, des deux côtés de l’Atlantique. Plusieurs prêteurs de son groupe Altice International, maison mère de ses opérateurs télécoms au Portugal, en Israël et en République dominicaine, viennent de saisir la justice pour dénoncer ses manœuvres, qui menacent le remboursement de leurs milliards d’euros de créances.
Mardi 13 octobre, ces fonds d’investissements – parmi lesquels Arini Capital Management, Diameter Capital Partners ou Elliott Investment Management – ont déposé une plainte auprès de la Cour suprême de l’Etat de New York : ils reprochent notamment à Altice International, précise le document, d’avoir « transféré de manière frauduleuse des actifs représentant une valeur de plusieurs milliards [d’euros], vers d’autres entités détenues et contrôlée en dernier ressort par M. Drahi ».
Il faut dire qu’en novembre 2025, l’état-major d’Altice International a transformé ses activités portugaises et dominicaines en « filiales sans restriction », les plaçant par conséquent hors de tout contrôle des créanciers. De quoi susciter l’ire de ces fonds d’investissement : M. Drahi « fait encore fuiter de la valeur en transférant 80 % du résultat opérationnel hors du groupe », dénonçait une source proche des créanciers, en décembre 2025, alors que « ces actifs devraient être disponibles pour [les] rembourser », déplorent-ils aujourd’hui Lire la suite.