Interview

En Allemagne, le lent rythme de la justice face à la tentaculaire affaire des « cum-ex »

Vendredi 27 mars 2026

Alors qu’un procès s’est ouvert cette semaine dans la vaste affaire de fraude fiscale aux dividendes, quinze ans après le début du scandale, l’ancienne procureure en chef du parquet de Cologne critique la faiblesse des moyens de la justice allemande.

Par Thibaut Madelin Publié le 27 mars 2026 à 07:45

Une quinzaine d’années après le début des enquêtes en Allemagne sur la vaste fraude fiscale aux dividendes, un nouveau procès s’est ouvert cette semaine à Siegburg, près de Bonn. Trois anciens banquiers de M.M. Warburg, la banque de Hambourg, doivent répondre de l’accusation de fraude fiscale aggravée. Montant de la fraude : 278,6 millions d’euros, réalisés entre 2007 et 2011 avec des opérations « cum-ex », qui consistent à faire rembourser par l’Etat des impôts jamais payés.

Pour Anne Brorhilker, ancienne procureure en chef au parquet de Cologne, qui a exposé au grand jour la machinerie des « cum-Ex », l’ouverture de ce procès est une bonne nouvelle. Mais elle illustre aussi la lenteur de la justice face à une industrie financière toute-puissante. « Ces enquêtes durent depuis longtemps, et même trop longtemps. Les parquets, la police et la brigade financière n’ont pas suffisamment de moyens », dit-elle dans une interview aux « Echos ». Lire la suite.

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