Par Cédric Vallet (Bruxelles, correspondance) Publié aujourd’hui à 12h56
A Bruxelles, en plein cœur de l’été, Pascal De Buck, le patron de Fluxys, l’entreprise belge de transport et de stockage de gaz, a pris acte, sans grand enthousiasme, du nouveau paquet de sanctions décidé en juin par l’Union européenne contre la Russie. « Nous allons évidemment les mettre en œuvre, mais ce n’est pas aussi simple qu’il y paraît », confiait-il, samedi 10 août, au journal belge L’Echo.
Car, pour la première fois depuis que Moscou a déclenché la guerre contre l’Ukraine, en février 2022, l’Union européenne (UE) a décidé de s’attaquer partiellement au commerce du gaz russe, par le biais de sanctions. En effet, à partir du mois de mars 2025, il sera interdit de « transborder » du gaz naturel liquéfié (GNL) russe sur des bateaux accostés dans les ports européens.
[…] « Sponsor de guerre » : le terme est aussi celui employé par le gouvernement ukrainien, qui, dès 2023, a inscrit Fluxys sur sa « liste noire ». Confrontée à ces accusations, la société estimait alors être pieds et poings liés par un contrat de long terme d’une valeur de 1 milliard d’euros, signé pour vingt ans avec l’entreprise Yamal LNG, détenue à 50,1 % par l’énergéticien russe Novatek et à 20 % par le français TotalEnergies. Lire la suite.