Bart De Wever, le nationaliste flamand devenu défenseur des intérêts belges

Vendredi 19 décembre 2025

Le premier ministre belge a annoncé qu’il fera « tout pour bloquer » l’utilisation des avoirs russes logés au sein de la banque belge Euroclear afin d’aider l’Ukraine, question qui devait être au centre du Conseil de l’Union européenne jeudi et vendredi.

Par Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, correspondant) Publié hier à 09h00

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Lundi 1er décembre, il a, comme souvent, surpris tout le monde. Au Palais des beaux-arts de Bruxelles, le premier ministre, Bart De Wever, est l’invité des Grandes Conférences catholiques. Devant un public essentiellement francophone, conservateur, attaché à la monarchie et à la fragile unité du pays, le dirigeant de l’Alliance néoflamande (N-VA), un parti nationaliste dont les statuts prônent l’instauration d’« une République flamande indépendante au sein d’une Union européenne démocratique », dit son respect pour la fonction royale et son attachement à son rôle de premier ministre fédéral. Il ajoute que, pour lui, « la Flandre n’est pas un but en soi ».

Vraie conviction ou stratégie du caméléon ? Le public est surpris, ravi, et applaudit chaleureusement celui qui lui faisait si peur naguère. Mais, au détour d’une réponse, c’est toute l’Europe que le dirigeant flamand va, cette fois, étonner. « Qui, dans cette salle, croit vraiment que la Russie va perdre en Ukraine ? C’est une fable, une illusion totale », déclare-t-il, ajoutant que cette défaite ne serait « pas souhaitable », car cela rendrait « instable » un pays doté de l’arme nucléaire. Lire la suite.

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