Par Soren Seelow Publié hier à 10h36, modifié hier à 11h10
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[…] Avant d’entrer dans le vif du sujet, la présidente de la 16e chambre correctionnelle de Paris, Isabelle Prévost-Desprez, a choisi d’aborder ce dossier très complexe par cercles concentriques. Après une leçon inaugurale sur la fabrication du ciment, l’histoire de Lafarge, « créée en Ardèche en 1833 », et une traversée de deux décennies de djihad irako-syrien, mardi, la magistrate a attaqué, mercredi, un deuxième rapport d’étape (il y en aura dix en tout), consacré aux « entités économiques », c’est-à-dire à l’articulation entre la maison mère, Lafarge SA, et son usine syrienne, Lafarge Cement Syria (LCS).
L’idée, on le devine, est de mesurer quel type d’informations remontait de Syrie jusqu’au PDG du groupe d’alors à Paris, Bruno Lafont, et dans quelle mesure ce dernier s’impliquait dans les décisions à prendre. Mais il n’a pas, pas encore, été question de terrorisme. On a surtout parlé « chiffres d’affaires », « reporting », « évolution des ventes N vs N-1 » et « marge d’EBITDA », au point qu’on se serait parfois cru à un conseil d’administration présidé par Isabelle Prévost-Desprez. Lire la suite.