Au procès de Lafarge pour « financement du terrorisme », Bruno Lafont, le PDG qui ne posait « pas de question »

Vendredi 21 novembre 2025

Après un faux départ pour une erreur de procédure, le procès du cimentier a réellement commencé, mardi 18 novembre. Mercredi, son ancien PDG a été interrogé sur les raisons qui ont poussé le groupe à rester en Syrie malgré la guerre civile.

Par Soren Seelow Publié hier à 10h36, modifié hier à 11h10

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[…] Avant d’entrer dans le vif du sujet, la présidente de la 16e chambre correctionnelle de Paris, Isabelle Prévost-Desprez, a choisi d’aborder ce dossier très complexe par cercles concentriques. Après une leçon inaugurale sur la fabrication du ciment, l’histoire de Lafarge, « créée en Ardèche en 1833 », et une traversée de deux décennies de djihad irako-syrien, mardi, la magistrate a attaqué, mercredi, un deuxième rapport d’étape (il y en aura dix en tout), consacré aux « entités économiques », c’est-à-dire à l’articulation entre la maison mère, Lafarge SA, et son usine syrienne, Lafarge Cement Syria (LCS).

L’idée, on le devine, est de mesurer quel type d’informations remontait de Syrie jusqu’au PDG du groupe d’alors à Paris, Bruno Lafont, et dans quelle mesure ce dernier s’impliquait dans les décisions à prendre. Mais il n’a pas, pas encore, été question de terrorisme. On a surtout parlé « chiffres d’affaires », « reporting », « évolution des ventes N vs N-1 » et « marge d’EBITDA », au point qu’on se serait parfois cru à un conseil d’administration présidé par Isabelle Prévost-Desprez. Lire la suite.

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