Courrier international Lecture 2 min. Publié le 29 mars 2025 à 14h04
“Aussi grande qu’un miniquartier de la banlieue de Rome, la République de Saint-Marin a le don d’exaspérer le reste de l’Italie, qui s’en méfie comme d’une mauvaise herbe qui se propagerait à tous vents”, écrit Il Sole 24 Ore. Le 26 avril 2024, la Commission européenne a ouvert la voie à la signature d’un accord d’association avec le micro-État enclavé à l’intérieur du territoire italien. Un partenariat qui lui donnerait notamment la possibilité d’avoir accès au marché européen et qui devrait entrer en vigueur en juin 2025.
Toutefois, depuis l’annonce de ce futur rapprochement, Rome tente de freiner le processus, car les Italiens connaissent mieux que personne tous les travers de la Sérénissime République, le surnom donné à ce petit territoire de 61 km2. “Patiemment, Rome tente de briser le mur d’indifférence qui accueille la volonté du rocher du Titan [autre surnom donné à Saint-Marin en référence à son point culminant] de rejoindre la grande famille européenne, au mépris des règles de la maison commune”, écrit le quotidien milanais.
Longtemps considéré comme un paradis fiscal, Saint-Marin continue de faire reposer son économie sur toute une batterie d’exemptions pour attirer des capitaux. Lire la suite.