En Andorre, l’exil fiscal des sportifs de haut niveau

Dimanche 17 mai 2026

ReportageIl y a encore vingt ans, ce micro-Etat de 468 kilomètres carrés, niché au cœur des Pyrénées, n’évoquait, pour le visiteur français ou espagnol, qu’un eldorado de produits détaxés. En moins de deux décennies, la Principauté a gagné son pari : devenir l’un des sanctuaires de l’élite sportive mondiale, grâce notamment à une fiscalité attractive.

Par Bruna Basini (Escaldes-Engordany, La Massana [Andorre]) Publié aujourd’hui à 05h30, modifié à 10h17

Temps de Lecture 6 min.

Le champion de MotoGP Fabio Quartararo, le double champion du monde du cyclisme sur route Julian Alaphilippe, le quintuple vainqueur du Dakar à moto Cyril Despres et l’une des stars du vélo de descente Cédric Gracia… Le nombre de sportifs de haut niveau à résider dans la principauté d’Andorre se multiplie. Tous ces athlètes français ont choisi de poser leurs valises dans ce nid d’aigle pyrénéen niché entre la France et l’Espagne, attirés par une alchimie unique mêlant optimisation fiscale, conditions d’entraînement de qualité et la garantie d’un cadre de vie tranquille où personne ne penserait à leur réclamer un selfie.

Le premier moteur de cette migration tient en un chiffre : 10 %. C’est le taux maximum de l’impôt sur le revenu en Andorre, là où il peut frôler les 50 % en France en incluant les prélèvements sociaux. Lire la suite.

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