Débats Industrie pharmaceutique
Tribune Olivier Marleix Député (LR) d’Eure-et-Loir
Il y a dix ans presque jour pour jour, l’Etat autorisait la vente de la branche énergie d’Alstom, géant industriel français, à l’américain General Electric. Avec la cession de la branche santé grand public de Sanofi à l’américain CD&R, l’histoire nous offre l’occasion de nous demander : qu’avons-nous appris ?
[…] Nous avons appris que les sous-traitants sont davantage sous pression qu’avant la vente. Que ces rachats ouvrent la porte à des jeux d’optimisation fiscale, abusant des « prix de transfert » et d’« intégration fiscale » dans laquelle la France est perdante. Que les engagements pris pour respecter l’intérêt national sont difficiles à mettre en œuvre : même EDF a dû se plier aux nouvelles conditions de ses contrats de maintenance, pourtant « garantis »… Finalement, neuf ans plus tard, la France a dû se résigner à racheter les turbines Arabelle vendues – mais à prix fort et en restant sous contrôle partiel de l’administration américaine pour les exportations. Lire la suite.