[…] Jalabiya, pion stratégique
Retenez cette date du 7 avril 2014… Trois personnages clés sont déjà dans la place : Albert Frère, patron vieillissant du Groupe Bruxelles Lambert (GBL), une holding financière qui détient 21% de Lafarge, le milliardaire égyptien Nassef Sawiris, deuxième actionnaire en ordre d’importance, et Thomas Schmidheiny, sulfureux représentant d’une famille d’industriels suisses qui, à la tête d’Holcim, ambitionne de devenir le n°1 mondial du béton. Ensemble, Lafarge et Holcim veulent concurrencer le leader chinois du marché de la construction, le conglomérat Anhui Conch. Le futur CEO de la nouvelle entité fusionnée a déjà un nom : Bruno Lafont, aux commandes de Lafarge depuis une demi-douzaine d’années.
C’est bien connu, le ciment est difficilement délocalisable. Le Moyen-Orient émergent étant la principale terre de conquête - et de l’affrontement à venir -, il faut disposer d’unités de production opérationnelles. Chez Lafarge, on prépare la bataille commerciale depuis un bon moment. Fin 2007, la firme française a fait coup double, faisant monter à bord le roi belge de l’achat-revente Albert Frère et, dans son sillage, le copain (de la famille) Nassef Sawiris. Lire la suite.