01.01.2025 / 5 minutes de lecture Blanche Chatwin-Bouvier
Le 6 janvier prochain s’ouvre enfin le procès de l’affaire du financement libyen de la campagne électorale de Nicolas Sarkozy de 2007. Programmé sur trois mois, ce procès fleuve verra comparaître, outre l’ex-Président de la République, son premier cercle de l’époque. C’est entre autres le cas des anciens ministres de l’Intérieur Claude Guéant et Brice Hortefeux, de Thierry Gaubert ou encore d’Eric Woerth.
L’ancien chef de l’Etat sera, lui, jugé pour recel de détournements de fonds publics, corruption passive, financement illégal de campagne électorale, association de malfaiteurs. Tous sont présumés innocents.
Le colonel Kadhafi étant décédé en 2011, un seul Libyen comparaîtra aux côtés de cette joyeuse clique : l’ex-directeur de cabinet de Mouammar Kadhafi et ancien directeur du fonds souverain LAP, Bachir Saleh. Aujourd’hui âgé de 78 ans, ce père de quatre enfants vit réfugié aux Emirats Arabes Unis en dépit d’un mandat d’arrêt émis par la France. Il est accusé de détournements de fonds publics, corruption passive d’agent public étranger, blanchiment de détournements de fonds publics et de corruption passive en bande organisée.
Si son avenir judiciaire en France demeure incertain, il s’est soudainement éclairci en Suisse le 18 décembre dernier. Contre toute attente, le tribunal pénal fédéral a suspendu une condamnation prononcée par le Ministère public de la Confédération (helvétique) et renvoyé le dossier à l’instruction. Lire la suite.