André Branger, économiste coopérant en Guinée équatoriale, a été assassiné en 1993, au milieu d’une série d’“accidents” chez les ressortissants français - morts suspectes ou tentatives d’empoisonnement. Il en savait beaucoup sur les dessous des relations entre la France et cet État, plus caricaturales encore qu’avec Djibouti. Détournements et trafics ont pris, dans ce petit pays pétrolier, des proportions que l’on peine à imaginer. L’enquête sur la mort de Branger a été littéralement sabotée par la Coopération française, sur place et à Paris. Le dossier était au point mort, malgré l’obstination d’Élizabeth Branger, la veuve d’André. Avec la relance de l’affaire Borrel à Djibouti, les histoires de meurtres de coopérants sont revenues sur le devant de la scène.
Début février, avec sept ans de retard, le régime équato-guinéen a déniché “l’assassin” présumé d’André Branger, un délinquant drogué… À suivre avec circonspection.
Extrait de la revue Billets d’Afrique et d’Ailleurs de l’association Survie N°79 mars 2000.