Justice

Condamnation de Sarkozy : les motivations du tribunal pour reconnaître l’existence d’une « association de malfaiteurs » qui a œuvré pour un « pacte corruptif »

Vendredi 26 septembre 2025

Les magistrats estiment que plusieurs éléments rassemblés dans la procédure démontrent que des actes préparatoires à une « corruption de plus haut niveau » ont bien été effectués par l’ancien président de la République et ses plus proches collaborateurs.

ParIsmaël Halissat Publié le 25/09/2025 à 20h54

Le procès de l’affaire politico-financière la plus importante de l’histoire judiciaire française se clôt, ce jeudi 25 septembre, par une déflagration : un ancien président, condamné à de la prison ferme, va être incarcéré. Une première dans l’histoire de la Ve République. Au cours d’un délibéré qui a duré trois heures, la présidente du tribunal, Nathalie Gavarino, s’est attachée à expliquer une décision à tiroirs, détaillant quels éléments fondaient sa décision et quelles charges avaient été laissées de côté. En préambule, la magistrate a rappelé que le tribunal était saisi de 68 infractions. Plusieurs d’entre elles ont finalement été écartées, faute d’éléments suffisants. Mais, oui, il existe bien un « pacte corruptif » scellé entre Nicolas Sarkozy, ses plus fidèles lieutenants Claude Guéant, Brice Hortefeux, et le pouvoir libyen Lire la suite.

Revenir en haut