Par Benjamin Quénelle Publié aujourd’hui à 15h00, modifié à 18h42
Temps de Lecture 4 min.
Deux semaines après la confiscation des actifs russes d’Auchan, de Leroy-Merlin, de FM Logistic et de Nestlé, Vladimir Poutine a joué les innocents. « Nous ne prenons rien à personne, nous ne volons rien et nous ne nationalisons rien », a insisté le président russe, jeudi 1er octobre, au forum politique de Valdaï (Russie), l’un de ses rendez-vous annuels avec les élites russes. Dans la salle, personne n’a contredit le chef du Kremlin lorsqu’il a expliqué que les actifs des compagnies occidentales pourraient retourner à leurs propriétaires.
Dans les faits, les actifs cités, ciblés par un oukase du Kremlin le 17 septembre, mais aussi ceux du groupe de distribution allemand Metro, également confisqués depuis, ont été placés « sous administration temporaire ». Ils ont été repris par une microentreprise russe inconnue, de fait une société-écran qui devrait servir de relais pour un rachat par des groupes proches du Kremlin.
A Valdaï, Vladimir Poutine n’en a pas dit un mot. Interrogé sur la possibilité d’un retour de ces actifs à leurs propriétaires originels en cas de « scénario favorable » avec les Occidentaux, il a au contraire répondu : « Oui, ils les récupéreront. » Mais sans préciser ce qu’il entend par ce « scénario favorable » susceptible d’intégrer une bien hypothétique fin de la guerre en Ukraine. « Tout cela est gesticulation verbale. Avec l’échec des négociations de paix et le probable revers électoral de Donald Trump en novembre, Vladimir Poutine se sent désormais les mains encore plus libres. Pour intensifier la guerre en Ukraine. Lire la suite.