Par Arthur Cerf Publié aujourd’hui à 7h25
Quelques scènes de dystopie molle. Ce 26 janvier, vers 17 heures, le milliardaire transhumaniste Peter Thiel passe par une petite porte, sous la caméra de l’émission Quotidien, et se faufile à l’intérieur de l’Institut de France, quai de Conti, dans le VIe arrondissement de Paris, où l’attend une cohorte d’académiciens et d’amis d’académiciens, en partie grisonnants et curieux de savoir ce que nous réserve le futur. Tiens, voilà Laurent Alexandre, le chirurgien technophile ultralibéral. « Il représente un courant auquel je n’appartiens pas, mais qui est néanmoins important », glisse-t-il avant de passer la porte. Vers 18 heures, près de 80 personnes se rassemblent pour protester contre l’invitation du cofondateur de la société de surveillance Palantir, soutien de la première heure de Donald Trump, mentor de JD Vance… Après avoir participé à Stand Up For Science, Marie Alice Foujols, ingénieure de recherche au CNRS, est venue à l’appel du mouvement Scientifiques en rébellion. « La démocratie est en danger », dit-elle. Lire la suite.