Par Isabelle COUET, Laurence Boisseau Publié le 10 sept. 2024 à 07:00 Mis à jour le 10 sept. 2024 à 07:16
Ce 15 septembre 2020, une lettre du patron d’EY (ex-Ernst & Young) adressée à ses clients fuite dans la presse financière. L’heure est grave. Le prestigieux cabinet d’audit financier et de conseil est éclaboussé par le scandale Wirecard et doit réagir. Le dirigeant exprime des regrets. Il reconnaît que les équipes d’EY, chargées de l’audit de la fintech allemande depuis dix ans, ont décelé trop tard la gigantesque fraude comptable qui fait partout les gros titres. Anticipant sur les sanctions et poursuites qui vont pleuvoir à l’encontre de sa firme, Carmine Di Sibio promet de « mettre la barre plus haut ».
Quatre ans plus tard, le PDG vient de céder son fauteuil. La multinationale aux 300.000 employés a connu d’autres secousses et traîne encore des boulets. Parmi eux, il y a Leonteq. Une affaire dont le « Financial Times » s’est fait l’écho il y a deux ans, lorsque des lanceurs d’alerte ont accusé EY de complicité concernant des délits présumés de blanchiment et d’évasion fiscale au sein de cette société financière suisse. Lire la suite.