Dans l’affaire des millions d’actions Hermès disparues, la justice s’interroge sur le rôle de LVMH

Vendredi 30 octobre 2026

Nicolas Puech, l’un des héritiers du sellier maroquinier, accuse son ex-gestionnaire de fortune de l’avoir dépossédé de sa participation dans la société, qui vaudrait aujourd’hui 8 milliards d’euros. Au profit, notamment, du groupe de Bernard Arnault, dont la connaissance de cette possible fraude pose question.

Par Juliette Garnier et Jérôme Lefilliâtre Publié hier à 19h00, modifié à 01h13

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« On n’avait aucune envie que ces titres partent chez un concurrent. C’est une mesure que je qualifierais de défensive ou conservatoire. » Celui qui parle si librement, ce 21 juillet, n’est pas connu pour être un grand bavard. Mais, face à Anne de Pingon, juge d’instruction au tribunal judiciaire de Paris, la langue de Jean-Jacques Guiony se délie un peu.

Dans le cercle parisien des affaires, cet homme de 64 ans est redouté. Banquier de formation, celui qui occupe le poste de président-directeur général de Moët Hennessy, filiale de LVMH, depuis février 2025 a été le directeur financier du groupe de luxe pendant plus de vingt ans, contribuant aux plus grosses transactions de l’entreprise. Avant de se rendre à cette audition libre en tant que simple témoin, il en a évidemment informé son patron, Bernard Arnault. Quelles instructions a-t-il reçues du milliardaire ? Lire la suite.

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