Par Raphaëlle Bacqué et Vanessa Schneider Publié aujourd’hui à 16h15, modifié à 19h56
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C’est elle que l’on voit en premier. Une toile de toute beauté, accrochée au mur du petit salon qui jouxte le bureau de Bernard Arnault. Sur un fond bleu-vert, un jeune garçon en costume de marin blanc caresse la tête d’un gros chien. L’œuvre méconnue de Toulouse-Lautrec, longtemps restée aux Etats-Unis, a été récemment acquise par le géant du luxe. Peint en 1900 à Bordeaux, L’Enfant au chien n’a pas été vu en France depuis 1914.
Quand on lui demande pourquoi il aime ce tableau, si puissant et poétique, la réponse fuse : « Parce que je l’ai acquis à un prix très raisonnable ! » Voilà, en quelques mots, résumée la personnalité d’un homme qui sait si peu exprimer ses émotions et dont le sens du commerce vient se nicher dans chaque décision.
Le PDG de LVMH est l’un des plus grands collectionneurs à titre privé d’Europe et, avec sa Fondation Louis Vuitton, l’un des plus gros acheteurs d’art au monde. Il a souvent raconté sa première acquisition chez Sotheby’s en 1982, un Monet « dont personne ne voulait ». Depuis ce premier tableau, il n’a cessé d’acheter. Lire la suite.