Par Charles Delouche-Bertolasi Publié le 21/03/2026 à 16h47
Devenu le premier marché illégal en France, le business de la cocaïne a muté. Avec le développement du transport par conteneurs, il s’est étendu sur les mers. Aujourd’hui, la majeure partie de la drogue consommée en Europe arrive par bateaux. Et face à l’arsenal déployé par les autorités européennes dans la lutte contre le trafic de stupéfiants, les organisations criminelles répondent avec toujours plus d’innovations et des moyens financiers illimités. Analyste à l’Agence européenne sur les drogues, Laurent Laniel décrypte le fonctionnement des organisations criminelles internationales qui contrôlent les mers et le business de la cocaïne.
La hausse des saisies en France s’explique-t-elle par le durcissement des contrôles dans les ports belges et néerlandais ?
Il y a toujours autant de cocaïne qui arrive en Europe, simplement les routes utilisées sont moins détectables. Les saisies réalisées dans les grands ports de commerce du Nord, comme Rotterdam et Anvers, les plus grands d’Europe, sont en baisse. Les autorités belges et néerlandaises ont pris des mesures drastiques pour rendre difficile tout déplacement des conteneurs. Sur les quais de déchargement, tout a été automatisé, robotisé. Les immenses flux de marchandises internationales et leurs structures ont été longtemps ciblés par les organisations criminelles qui parasitent l’économie légale pour mieux alimenter toute l’Europe en cocaïne. Lire la suite.