Par Franck Bouaziz Publié aujourd’hui à 10h54
La réunion est aussi confidentielle que l’enjeu financier est important : la bagatelle de 8,5 milliards d’euros de dette. Selon les informations obtenues par Libération, elle s’est tenue le mardi 21 juillet dans un cossu cabinet d’avocat londonien. Autour de la table, trois dirigeants d’Altice International, la société de Patrick Drahi, propriétaire des réseaux Portugal Telecom, l’israélien Hot Telecom ou encore l’opérateur téléphonique de République dominicaine, Altice Dominicana. Ils font face à un pool de prêteurs, pour l’essentiel des fonds d’investissement spécialisés dans le rachat de dette qui attend avec une impatience à peine dissimulée des détails sur le remboursement de 8,5 milliards d’euros de crédits.
Un prêt qui doit en théorie être intégralement remboursé début 2029. Quelques jours plus tôt, les mêmes ont adressé à Altice une « notice de défaut ». Dans l’inénarrable jargon des financiers, c’est le type de lettre pas vraiment sympathique envoyée par les banquiers à leur débiteur, quand ils commencent à avoir des sueurs froides pour le remboursement des deniers prêtés. Et, en général, c’est le dernier avertissement avant une assignation en bonne et due forme Lire la suite.