Par Renaud Lecadre Publié aujourd’hui à 11h07
Vincent Bolloré, 73 ans, revient à ses premières amours : les montages financiers, les coups plus ou moins tordus en Bourse. Il s’était fait une sacrée réputation à la fin du siècle dernier, avec d’audacieux raids sur Rivaud, Bouygues ou Pathé, sources de juteuses plus-values. Sa dernière cible est bien plus discrète, mais c’est toutefois une pépite du SBF 120, l’antichambre du CAC 40 : Rubis, fondée en 1990, spécialisée dans la distribution d’énergie (gaz, pétrole, photovoltaïque…) dans des stations-service, essentiellement en Afrique de l’Ouest (38 %) et dans les Caraïbes (49 %). Une petite niche très rentable, avec un chiffre d’affaires de 6,6 milliards d’euros pour un résultat net de 342 millions.
Les cadors de la finance mondiale ne s’y sont pas trompés : au capital de Rubis, on trouve déjà l’américain BlackRock, l’un des plus importants fonds d’investissement de la planète, mais aussi la famille Dassault, premier actionnaire avec 5,71 % des titres. Et donc désormais Vincent Bolloré depuis un an : en mai 2024, il déclarait avoir franchi le seuil de 5 % du capital – c’est une obligation boursière. En attendant mieux ? Lire la suite.