ParLucas Biosca• Apolline Le Romanser• AFP Publié le 21/09/2025 à 12h35
La charge au bazooka de l’un des hommes les plus riches de France provoque des détonations en chaîne ce dimanche 21 septembre. La veille au soir, Bernard Arnault a qualifié l’économiste Gabriel Zucman, défenseur d’une taxe sur les très hauts patrimoines, de « militant d’extrême gauche » et de « pseudo-universitaire », dans une déclaration publiée par le Sunday Times. Le multimilliardaire a également jugé que cette proposition de taxe, au centre du débat politique ces derniers jours, relevait « d’une volonté clairement formulée de mettre à terre l’économie française ».
« La fébrilité n’autorise pas la calomnie », a cinglé l’intéressé sur X, dans un fil de messages publié en réponse samedi soir. « Surpris » par « le caractère caricatural des attaques » du patron de LVMH, Gabriel Zucman a déploré des propos qui « sortent du domaine de la rationalité et sont sans fondement », avant de s’attacher à démontrer l’iniquité devant l’impôt en France ainsi que l’intérêt d’appliquer sa proposition de taxation qui constitue « un instrument de justice, d’apaisement social et de stabilité budgétaire ». Lire la suite.