Le 03 Novembre 2025 5 min
Christian Chavagneux Editorialiste.
Au degré le plus faible de volonté de taxation, se situe toujours le macronisme déclinant – son chef de file recueillant 11 % d’opinion favorable, pire taux d’approbation de la Ve République pour un président en exercice. Cela n’empêche pas le gouvernement de faire profil bas fiscal avec le simple maintien de sa contribution différentielle sur les hauts revenus, une imposition minimale de 20 % des revenus supérieurs à 250 000 euros annuels. Les très riches étant les rois de l’évaporation de leurs revenus déclarés, 20 % de pas grand-chose, ça ne donne pas grand-chose, en l’occurrence 1,5 milliard de recettes prévues pour 2026.
Seul point positif, la mesure est prolongée tant que le déficit budgétaire ne repasse pas sous les 3 % du PIB. C’est une bonne règle d’or des finances publiques : interdiction de baisser les impôts tant que les comptes publics ne sont pas maîtrisés et hausse obligatoire quand ils dérapent.
De la même façon, la taxe sur les holdings financiers, véritable usine à gaz gouvernementale, a finalement été recentrée sur les seuls actifs somptuaires détenus par la holding (jets privés, yachts, tableaux…) et le seuil de détention individuel pour être taxé a été remonté de 33,3 % à 50 %. Beaucoup de bruit pour rien. Lire la suite.