Le 08 Juin 2026 6 min Christian Chavagneux Editorialiste
Invité à résumer son travail, l’économiste Gabriel Zucman l’a évoqué en trois points : la fortune des plus riches a connu une accélération depuis 2010 et une accélération de l’accélération au cours des trois dernières années ; aucune statistique publique sur le montant d’impôt payé par les ultrariches n’est disponible mais les recherches universitaires se multiplient partout dans le monde et concluent toutes à la régressivité du système fiscal pour les ultrariches qui arrivent à payer moins que les autres en proportion de leurs revenus ; il existe assurément plusieurs façons de régler le problème mais la plus simple consiste à imposer un impôt minimum correspondant à un pourcentage faible de leur patrimoine, 2 % pour la « taxe Zucman ».
L’auditoire a alors été surpris d’entendre Sarah Perret, la directrice de l’unité de taxation des ménages à l’OCDE, souligner assez franchement l’intérêt croissant pour le principe d’une telle taxation dans un contexte de montée des pressions budgétaires, la fortune des milliardaires appartenant à la catégorie des « bases fiscales sous-utilisées ». Lire la suite.