Par Polina Bachlakova (« The Fuller Project ») Publié aujourd’hui à 06h00, modifié à 08h28
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« VIOLEURS ÉTRANGERS DEHORS » : tel est le slogan imprimé en grosses lettres sur une tasse à 12 euros. Pour 29 euros, on peut acquérir un tee-shirt rose pâle avec « Antiwoke feminist » en lettres cursives. Ces produits sont proposés sur la boutique en ligne du Collectif Némésis, un groupe identitaire né en France et actif chez plusieurs de ses voisins, qui prétend « défendre les femmes occidentales », mais qui est critiqué pour ses liens avec des groupes néonazis, son infiltration de manifestations féministes et ses positions anti-immigration et anti-islam.
Ces produits dérivés – qui comprennent également des chaussettes, des affiches ou une casquette « Make Feminism Great Again » – contribuent à normaliser l’image du groupe et à financer ses activités. Tous sont achetables sur la boutique en ligne et réglables via PayPal. En dépit des règles de la plateforme, mises à jour en 2022, selon lesquelles celle-ci ne peut « être utilisée pour des activités (…) qui prônent la haine, la violence, l’intolérance raciale ou d’autres formes d’intolérance discriminatoire ».
Némésis est loin d’être un cas isolé. Une enquête de l’organisation américaine à but non lucratif The Fuller Project, que Le Monde publie, met en lumière plusieurs facteurs permettant à des groupes comme Némésis de continuer à utiliser PayPal pour leurs transactions Lire la suite.