L’entreprise américaine Palantir suspectée de créer une base de données géante sur les citoyens

Lundi 18 août 2025

Le champion américain de l’analyse des données est mis en cause par le « New York Times » et des sénateurs démocrates pour des pratiques illégales. Mais ce genre de dispositifs n’est pas l’apanage des Etats-Unis.

Par Marjorie Cessac Publié aujourd’hui à 09h49

Temps de Lecture 2 min.

« Un cauchemar de surveillance. » C’est le climat dystopique qu’encouragerait l’entreprise Palantir, selon des sénateurs américains démocrates. Dans une lettre adressée le 18 juin à Alex Karp, l’impétueux patron de Palantir, ces derniers réclament des comptes au géant américain de l’analyse de données sur la teneur des contrats qu’il a signés avec l’administration Trump.

D’après l’enquête du New York Times, parue le 30 mai, le gouvernement aurait confié à la multinationale la mission de créer une base fusionnant un grand nombre d’informations sur la vie privée des citoyens américains, à travers un produit nommé « Foundry » qui analyse les données d’administrations fédérales.

Des pratiques contraires à la législation des Etats-Unis que Palantir a niées. Mais les élus sont revenus à la charge en dénonçant notamment le contrat de la société avec l’Internal Revenue Service, source des données sensibles de tous les foyers imposables américains. Plus récemment, Palantir a également signé un contrat de 30 millions de dollars (25,6 millions d’euros) avec l’agence de police douanière et de contrôle des frontières (ICE) pour rationaliser, selon les autorités, l’« identification » des étrangers et leur « éloignement » des Etats-Unis Lire la suite.

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