Agence France-Presse 28 février 2023 à 22h49
Il s’agit de céder sur les marchés, dans la nuit de mardi à mercredi, quelque 33 millions d’actions, ce qui au cours actuel devrait permettre de dégager environ 2,2 milliards d’euros.
L’Etat belge ne détiendra plus que 5,1% du capital de la première banque européenne, le fait de rester au-dessus du seuil des 5% lui permettant de conserver un siège au conseil d’administration, selon la même source.
« Cette décision de vente est prise par la Société fédérale de participations et d’investissement (SFPI, bras financier de l’Etat fédéral, ndlr) dans le cadre du mandat qui lui a été donné par le gouvernement belge en janvier 2022 », a déclaré cette source gouvernementale, confirmant une information de plusieurs journaux belges.
L’argent dégagé permettra à cette holding publique —dans laquelle l’Etat avait logé il y a un an ses participations dans plusieurs banques— de « faire évoluer son portefeuille avec d’autres investissements », a-t-on ajouté.
L’Etat belge était devenu actionnaire de BNP Paribas après la crise financière de 2008.
Celle-ci avait poussé la Belgique à racheter afin de la sauver la banque Fortis, laquelle avait ensuite été absorbée par le géant français via un échange d’actions.
Le titre BNP Paribas a progressé en bourse ces dernières semaines, dans la foulée des résultats financiers.
Le groupe a annoncé début février avoir dégagé un bénéfice net record en 2022, à 10,2 milliards d’euros, en hausse de 7,5% sur un an. Il a relevé les objectifs de son plan stratégique pour 2025.
Selon le site de la banque, l’Etat belge avec 7,8% du capital (via la SFPI) était au 30 juin 2022 le premier actionnaire devant le géant américain de la gestion d’actifs BlackRock (5,9%). Le Grand duché du Luxembourg détenait 1% du capital.
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