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« L’Afrique du Sud et la fin de l’apartheid » sur Arte : les blessures à vif de la ségrégation ne se referment pas

Lundi 19 mai 2025

À travers les témoignages de survivants et de descendants de victimes, mais aussi de coupables des crimes perpétrés en Afrique du Sud pendant l’apartheid, cette série documentaire met en lumière les enjeux d’une quête inachevée de justice.

Médias 3min Publié le 19 mai 2025 Caroline Constant

21 mars 1960. À Sharpeville, en Afrique du Sud, une manifestation pacifiste est prévue : il s’agit, pour les Noirs, les métis et les Indiens ségrégués depuis 1948 par les Afrikaners blancs sous le régime d’apartheid, de dénoncer le « passeport intérieur » imposé aux Noirs et indispensable à tout moment du jour. La police tire et relève, officiellement, 69 morts. Leur nombre est en réalité bien plus important.

Et leurs familles, des décennies durant, ne connaîtront rien de leur sort. Avec leur série documentaire anglo-sud-africaine en trois parties, Xoliswa Sithole, Misha Wessel et Thomas Blom déterrent des histoires, toujours non résolues, malgré la fin du régime d’apartheid et la mise en place de la commission Vérité et Réconciliation en 1996 par Nelson Mandela : dans les cas où la vérité passe, il est moins difficile d’entamer un chemin de réconciliation. Et le procès, la reconnaissance des préjudices subis, voire la sanction, sont des faits très rares. Lire la suite.

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