Sylvie Laurent, historienne spécialiste des États-Unis.
5min Publié le 6 février 2025
Rappelons que Musk a grandi dans l’une des plus grandes maisons d’un quartier chic pour Blancs de Pretoria. Son père, homme d’affaires fortuné versé dans l’exploitation minière, offre à son fils de 10 ans un ordinateur, ce dont peu d’enfants peuvent alors rêver. Lorsqu’il part au Canada à 17 ans, Elon Musk bénéficie du passeport canadien de sa mère et de l’expérience locale de son grand-père maternel : un libertarien d’extrême droite nommé Joshua Norman Haldeman, mis en cause pour son conspirationnisme antisémite et raciste qu’il accentue une fois en Afrique du Sud.
Influencé de son propre aveu par ce grand-père et par un père qui, furieux de la victoire de l’ANC, déplora « l’infériorité des Noirs », Elon Musk est depuis des années l’héritier et le promoteur des supposés « grand remplacement » et « génocide blanc », de la raciologie reliant race et QI, et du déclin démographique des Occidentaux supérieurement dotés. Lire la suite.