Par Maxime Macé• Nicolas Massol• Pierre Plottu Publié le 29/08/2026 à 12h24
Ce n’est qu’un un patronyme parmi tant d’autres, dans les centaines de pages du dossier d’enquête sur le meurtre de l’ex-rugbyman argentin Federico Martin Aramburu, en mars 2022 à Paris. Jean-Philippe Husté y est, selon nos informations, répertorié comme un « ami » du principal suspect de l’affaire, le militant d’extrême droite Loïk Le Priol. Un homme dont il est si proche qu’il a pu bénéficier d’une autorisation de « parloir » pour visiter le jeune activiste du Groupe union défense (GUD) à Fleury-Mérogis, un jour de 2023.
Un inconnu, Husté ? Oui, pour le grand public qui ignore tout de ce financier basé au Luxembourg. Mais pas dans les rangs de l’extrême droite. Depuis des mois, Libé ne cesse de croiser cet homme de 48 ans toujours bien mis, aux cheveux noirs de geai rabattus en longue mèche sur le côté, le reste du crâne coupé bien ras – l’homme est si discret que Libé n’a pas pu le contacter, ni directement ni par son entourage. En 2021, sur les bancs austères de tribunaux pour soutenir les gudards qui font parler les poings. Là en VIP dans les confortables fauteuils d’événement de Livre noir en 2023. Ou encore, le 16 janvier 2025, au dernier adieu très politique rendu à Jean-Marie Le Pen par le RN en l’église Notre-Dame du Val-de-Grâce, à Paris. Lire la suite.