L’édito de Dov Alfon

Chez LVMH, la face cachée du made in Italy

Mercredi 20 août 2025

Via un jeu de sous-traitances, l’industrie du luxe n’hésite pas à produire aussi dans des ateliers clandestins en Italie. A l’image de Loro Piana, propriété de Bernard Arnault placée sous « administration judiciaire » pour « négligences ».

par Dov Alfon publié le 18 août 2025 à 20h52

Il est le soldat inconnu de l’industrie du luxe, son anonymat préservé par la justice italienne. Pendant plus de dix ans, il a enchaîné des journées de 13 heures dans un entrepôt clandestin dans la banlieue de Milan pour confectionner des vêtements griffés Loro Piana, que s’arrachaient Gwyneth Paltrow, David Beckham ou Oprah Winfrey.

Selon des documents judiciaires rendus publics le mois dernier, cet ouvrier clandestin était rétribué 1 500 euros par mois – soit à peu près un dixième du prix d’un seul manteau en cachemire de Loro Piana. L’Histoire nous rappelle que le salaire mensuel d’un palefrenier dans les grandes écuries de Louis XVI était plus bas que le coût du repas quotidien qu’il présentait au cheval dont il avait la garde. Lire la suite.

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