Enquête

Actions Hermès, compte « Bibendum » et accords secrets : les révélations de l’enquête pénale qui menacent Bernard Arnault et LVMH

Jeudi 5 novembre 2026

L’empereur du luxe savait-il que des millions d’actions Hermès achetées dans les années 2000 pour tenter de prendre le contrôle du maroquinier avaient été subtilisées à leur propriétaire ? Au vu de nouveaux éléments que « Libération » a pu consulter, sa convocation par les juges d’instruction semble inéluctable.

Par Laurent Léger Publié aujourd’hui à 6h00

Et si le rêve de Bernard Arnault, s’offrir le sellier Hermès, n’était aujourd’hui pas loin de tourner au cauchemar ? En tentant, entre 2001 et 2010, de mettre la main sur ce fleuron familial du luxe pour l’arrimer à son groupe, aux côtés des Dior, Moët et Chandon ou autres enseignes célèbres de la planète mode ou des spiritueux, il provoqua une bagarre capitalistique qui secoua la place boursière et, pour la première fois dans l’histoire de son expansion, subit un revers douloureux. Mais l’affaire se lit désormais d’une autre manière.

Si ce raid manqué avait alors été atténué par le succès financier de l’opération – une plus-value de 3,8 milliards d’euros –, Bernard Arnault et LVMH se retrouvent aujourd’hui aspirés dans un dossier pénal instruit au tribunal judiciaire de Paris pour « abus de confiance » et « faux ». Les récentes découvertes de la magistrate Anne de Pingon, qui enquête sur l’incroyable disparition des 6 millions d’actions Hermès détenues par un héritier du maroquinier, Nicolas Puech, mettent en difficulté l’empereur du luxe. Lire la suite.

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