A sept mois de la présidentielle, départ du patron de la lutte contre les ingérences numériques

Jeudi 3 septembre 2026

A sept mois du premier tour de l’élection présidentielle, Marc-Antoine Brillant, le patron de Viginum, le service chargé de lutter contre les ingérences numériques, quittera son poste à l’automne pour lancer avec Havas son agence de contre-ingérence, a appris l’AFP jeudi de sources proches du dossier.

Agence France-Presse 3 septembre 2026 à 16h40

A sept mois du premier tour de l’élection présidentielle, Marc-Antoine Brillant, le patron de Viginum, le service chargé de lutter contre les ingérences numériques, quittera son poste à l’automne pour lancer avec Havas son agence de contre-ingérence, a appris l’AFP jeudi de sources proches du dossier.

M. Brillant quittera son poste début octobre, a précisé la source. Le nom de son successeur n’a pas été annoncé pour l’heure. Son actuelle adjointe, Anne-Sophie Dhiver, qui a auparavant travaillé pour Google, assurera l’intérim de la direction dans l’intervalle, a ajouté une autre source proche du dossier.

L’agence de M. Brillant, lancée en partenariat avec l’entreprise de conseil en communication Havas, dirigée par Yannick Bolloré, fils de Vincent Bolloré, conseillera des dirigeants sur la lutte contre les menaces informationnelles et la contre-ingérence.

L’ancien officier de l’armée de terre dirigeait Viginum depuis trois ans, après avoir participé à la création en 2021 de ce service, rattaché au Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN).

Viginum est cité comme une entité pionnière en Europe dans la lutte contre les manipulations de l’information et les ingérences étrangères en ligne. Les autorités françaises craignent un fort risque d’ingérences pour le scrutin présidentiel des 18 avril et 2 mai.

Plusieurs candidats, dont Edouard Philippe et Gabriel Attal, ont été la cible durant l’été de fausses informations publiées en ligne par des réseaux prorusses.

dab-tll/tes

Agence France-Presse

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