Luis Lema Publié le 11 juin 2025 à 18:55. / Modifié le 12 juin 2025 à 08:49. 4 min. de lecture
Une fondation peut en cacher une autre. C’est à Genève qu’est notamment enregistrée la Gaza Humanitarian Foundation, autour de laquelle s’est mise en place la distribution de vivres à Gaza, qui tourne depuis lors systématiquement au carnage. Or une autre fondation, la Maritime Humanitarian Aid Foundation (MHAF), poursuit à Genève le même objectif déclaré : « Soutenir les efforts de secours à Gaza. » Visant à opérer en dehors des circuits d’aide traditionnels mis en place par l’ONU, les deux fondations ne manquent pas de points communs. Toutes deux ont été d’abord établies dans le Delaware, aux Etats-Unis, avant de s’enregistrer aussi à Genève. Mais elles sont aussi fort différentes. Ainsi, récemment, la deuxième a… refusé de travailler dans le giron de la première. Explications.
Créée à Genève en novembre 2024, domiciliée à la rue de Lausanne, la MHAF est un peu hors normes. Cameron Hume, un ancien ambassadeur américain, partage le conseil de fondation avec un avocat britannique, Peter O’Driscoll, et le financier Naro Zimmerman. Le premier jouit d’une incontestable compétence en matière de diplomatie et de négociations internationales ; le deuxième a de l’expérience dans une ONG fournissant de l’aide médicale à travers le monde. Certaines spécialisations mises en avant par ces membres du board interrogent davantage, comme le rôle de conseiller général auprès d’une société de pétrole basée aux Bermudes, ou celui de conseiller dans une société financière des îles Caïmans. Lire la suite.