Par Ismérie Vergne Publié le 28/05/2026 à 20h39
Un problème d’arithmétique niveau CM2 a resurgi dans le débat public depuis le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient, fin février, qui a catapulté le Brent au-delà des 100 dollars le baril : 25 % (le taux de l’impôt sur les sociétés en France) de 0 euro, ça fait toujours 0 euro. Et TotalEnergies l’a parfaitement intégré. En 2025, le géant pétrolier (dont Daniel Kretinsky, le créancier de Libération, est le deuxième actionnaire), qui a réalisé 10,9 milliards d’euros de profits dans le monde, n’a pas versé un centime d’impôt sur les sociétés en France, où il réalise pourtant quasi un quart de son chiffre d’affaires (23 %). Une non-contribution qui fait grincer des dents en temps d’inflation pour les ménages et de disette budgétaire pour l’Etat. D’autant que l’année s’annonce plus que juteuse pour la multinationale française : son bénéfice net a déjà bondi de 51 % sur un an, à 4,96 milliards d’euros, au premier trimestre 2026. Lire la suite.