Décryptage

Soudan : BNP Paribas espère faire appel au plus vite de sa condamnation à New York

Mardi 6 janvier 2026

Ce mercredi à New York, le juge Hellerstein doit examiner les requêtes « post-audience » de la banque, un préalable au lancement d’une procédure d’appel. BNP Paribas ne veut pas entendre parler de règlement amiable, après sa condamnation en octobre pour complicité d’exaction au Soudan.

Par Solveig Godeluck Publié le 6 janv. 2026 à 13:04 Mis à jour le 6 janv. 2026 à 14:27

Ce mercredi, deux jours après avoir inculpé le dictateur du Venezuela Nicolas Maduro, le juge new-yorkais Alvin Hellerstein rouvre le dossier BNP Paribas. Le 17 octobre, en première instance, les jurés du tribunal de Manhattan ont jugé que la banque française s’était rendue complice de violations des droits humains de la dictature soudanaise, dans les années 1990 et 2000. Elle doit donc verser 21 millions de dollars à trois victimes.

Mais BNP Paribas ne l’entend pas de cette oreille. La banque considère que cette décision n’est pas fondée en droit, et qu’elle a été prise par un jury populaire sous le coup de l’émotion. Elle est convaincue que les trois juges professionnels expérimentés de la cour d’appel du « second circuit » reviendront dessus. Lire la suite.

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