Décryptage

BNP Paribas de nouveau mis en cause aux Etats-Unis pour ses liens avec le régime soudanais d’Al-Bachir

Mardi 7 octobre 2025 — Dernier ajout jeudi 9 octobre 2025

Il y a onze ans, la banque française a versé 8,9 milliards de dollars de réparations pour avoir violé les sanctions internationales américaines. Elle repasse devant la justice new-yorkaise, pour un procès intenté par des réfugiés soudanais.

Par Solveig Godeluck Publié le 7 oct. 2025 à 12:30 Mis à jour le 7 oct. 2025 à 13:36

C’est un passé qui a du mal à passer. BNP Paribas se retrouve de nouveau sur le banc des accusés pour ses activités au Soudan pendant la dictature d’Omar Al-Bachir, au début de ce siècle. Des réfugiés soudanais aux Etats-Unis ont porté plainte en 2016. Le procès civil a débuté en septembre, et devrait durer jusqu’en novembre.

BNP Paribas a fourni des services bancaires au Soudan pendant la répression militaire, et notamment pendant l’épuration ethnique au Darfour. Grâce à ses services, Khartoum a pu accéder au système financier international - dominé par le dollar -, pour vendre son pétrole et acheter des armes. Lire la suite.

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