Villa à Saint-Tropez et comptes à Monaco : comment un proche de Vladimir Poutine a contourné les sanctions pour financer son patrimoine secret sur la Côte d’Azur

Samedi 24 octobre 2026

Derrière le discours anti-occidental du vice-président de la Douma russe, Alexandre Babakov, se cache un réseau complexe de sociétés écrans, de prête-noms familiaux et de transactions financières destinées à financer un patrimoine de luxe sur la Côte d’Azur.

Damien Allemand Créé le 24 octobre 2026 • 07:10 Mis à jour le 24 octobre 2026 • 09:41

À la tribune de la Douma d’État, Alexandre Babakov incarne la ligne dure du régime russe. Sanctionné par l’Union européenne dès 2014 pour son rôle dans l’annexion de la Crimée, puis sous le coup d’inculpations fédérales aux États-Unis, le député et vice-président de l’assemblée russe martèle à l’envi une rhétorique anti-occidentale.

Sa haine de l’occident ? Visiblement pas sur tous les sujets. Derrière son discours officiel, les affaires patrimoniales de l’un des bras armés de Vladimir Poutine s’écrivent dans une tout autre langue : celle des juridictions offshore, des paradis fiscaux et des investissements à Monaco, Saint-Tropez et toute la Côte d’Azur.

L’ESSENTIEL DE L’AFFAIRE

Le double jeu d’un haut dignitaire du Kremlin. Alors qu’il incarne publiquement la ligne dure et anti-occidentale du régime de Poutine, une importante fuite de données prouve qu’Alexandre Babakov pilote dans l’ombre, au centime près, la vie de luxe et les dépenses de sa famille sur la Côte d’Azur.

Un patrimoine de luxe masqué par des prête-noms familiaux : Pour protéger sa villa à Saint-Tropez, le député russe Alexandre Babakov (sous sanctions européennes depuis 2014) a transféré en urgence la propriété à sa fille à travers une cascade de sociétés écrans.

Monaco, plaque tournante financière et logistique : Les documents des BabakovLeaks révèlent que Monaco servait de base arrière financière. Des comptes bancaires et des cabinets de gestion de fortune monégasques y étaient utilisés pour injecter des fonds offshore afin de payer l’entretien de la villa tropézienne. Lire la suite.

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