Les entreprises russes Gazprom et Rosneft « complices volontaires » de la déportation d’enfants ukrainiens

Vendredi 27 mars 2026

Le dernier rapport du Humanitarian Research Lab de l’université Yale révèle l’implication des deux géants pétroliers et gaziers dans ce que l’ONU qualifie de « crime contre l’humanité ».

Par Faustine Vincent Publié aujourd’hui à 05h30, modifié à 08h55

Temps de Lecture 4 min.

Deux des principales compagnies pétrolières et gazières russes, Gazprom et Rosneft, sont des « complices volontaires » de la stratégie russe de déportation et d’endoctrinement d’enfants ukrainiens. C’est ce que révèle le dernier rapport du Humanitarian Research Lab (HRL) de l’université Yale (Connecticut), publié mercredi 25 mars. Ces deux grandes entreprises ont « financé et facilité le transfert et la rééducation d’environ 2 158 enfants ukrainiens entre 2022 et 2025 », affirment les auteurs.

C’est la première fois que l’implication de ces compagnies est révélée dans ce processus illégal, qui a donné lieu à des mandats d’arrêt émis en 2023 par la Cour pénale internationale à l’encontre du président russe, Vladimir Poutine, et de la commissaire présidentielle russe aux droits des enfants, Maria Lvova-Belova. L’enquête du HRL, en pointe sur ce dossier sensible, s’est notamment appuyée sur les déclarations publiques de Gazprom et de Rosneft, leurs publications sur les réseaux sociaux et leurs documents d’entreprise.

Ses conclusions revêtent une importance particulière, compte tenu de la décision de l’administration Trump, le 12 mars 2026, d’autoriser temporairement la vente, la livraison ou le déchargement de pétrole brut et de produits pétroliers d’origine russe afin de stabiliser les marchés énergétiques mondiaux perturbés par la guerre en Iran. « Gazprom et Rosneft sont les premières entités commerciales affiliées à la Russie connues pour être directement impliquées dans les crimes de guerre présumés de Moscou – liés à la déportation d’enfants – et qui, à la date de publication de ce rapport, tirent profit [indirectement] des dépenses des consommateurs américains », soulignent les auteurs. Lire la suite.

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