Le retour en grâce d’Erik Prince, fondateur de Blackwater

Dimanche 28 septembre 2025

L’ancien PDG de « l’armée privée la plus puissante du monde » reprend son business de la guerre et de la sécurité à travers son entreprise Vectus Global, prônant sans ambages une nouvelle forme de colonialisme dans les Etats rongés par la corruption.

Par Christophe Châtelot Publié aujourd’hui à 05h30, modifié à 05h51

Temps de Lecture 7 min.

Erik Prince est de retour. A Haïti ou au Salvador en passant par le Pérou, l’Equateur et jusqu’à la République démocratique du Congo (RDC) ; de la lutte contre le trafic de drogue, l’expulsion de migrants illégaux, la guerre contre les groupes armés non étatiques ou la sécurisation de carrés miniers en Afrique, l’ancien PDG et fondateur de la société de sécurité privée Blackwater multiplie les apparitions depuis la réélection, fin 2024, de son meilleur allié à la Maison Blanche, Donald Trump, dont il est un ardent supporteur.

Certes, ce n’est plus le flamboiement d’il y a une vingtaine d’années. L’ancien militaire du commando d’élite de la marine américaine, les Navy Seals (acronyme de Sea, Air, Land : « mer, air et terre »), héritier d’une riche famille établie sur les rives du lac Michigan, dirigeait alors Blackwater – rebaptisée depuis Academi –, « l’armée privée la plus puissante du monde », pour reprendre le titre du livre enquête de Jeremy Scahill (éd. Actes Sud, 2008). Lire la suite.

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