Il n’était qu’un pion. À partir de 2019, le journaliste centrafricain Ephrem Yalike est devenu un « petit télégraphiste » au service de la propagande russe dans son pays.
En rédigeant seulement trois articles, à 45 euros chacun, il gagnait plus que son salaire mensuel habituel. Ses articles diffusaient des éléments de langage pro-russes, faisaient la promotion du groupe Wagner ou relataient l’organisation de manifestations anti-ONU… Jusqu’au jour où tout a basculé. Soupçonné d’être une taupe et menacé de mort par ses employeurs russes, il a fui la Centrafrique en pirogue, au péril de sa vie. En novembre 2024, Forbidden Stories publiait son témoignage et détaillait son activité durant ses deux ans et demi passés au service des spécialistes russes de la propagande en Centrafrique. Le jeune journaliste était l’un des discrets rouages de cette machine à désinformer conçue par Moscou afin de promouvoir et défendre ses intérêts au-delà de ses frontières. Lire la suite.